Sommet de la Francophonie : un défi pour le secteur hôtelier

Le sommet mondial des pays francophones se tient cette année à Erevan, les 11 et 12 octobre. Plus de 3.000 participants sont attendus, venant de 84 pays différents. Alors que l’Arménie accueille pour la première fois une conférence de cette ampleur, les hôtels doivent faire face.

Les carnets de réservation sont déjà bien remplis pour le week-end du 11 octobre. Erevan s’apprête à présider le sommet pour la Francophonie, alors il faut s’organiser. « La plupart de nos clients iront à cet évènement, raconte Christine Kirakosyan, réceptionniste à l’Ibis. C’est la première fois qu’on accueille autant de monde. Alors, on se prépare en avance pour être efficaces à leur arrivée. »

A Erevan, les 14 000 chambres des 71 hôtels ne suffisent pas à héberger l’intégralité des invités. En octobre, les touristes sont encore nombreux à visiter l’Arménie. Alors, les organisateurs du sommet ont dû trouver une alternative. Certains dormiront à trente kilomètres de la capitale, dans la station de ski Tsakhbadzoz.

Près de la place République, l’hôtel Erebuni a réservé quinze chambres doubles pour l’occasion. « Nous avons eu récemment une réunion au ministère des Affaires étrangères. Ils cherchent des hôtels avec terrasses« , précise Liana Arkamyan, manager. « Et assez haut de gamme », ajoute Anahit Maleryan, la réceptionniste du North Hotel Avenue. « Ici, il n’y a que 24 chambres. Beaucoup de clients viennent pour des voyages d’affaires. Pour l’instant, notre hôtel n’est pas plein mais il le sera très certainement lors du sommet », explique l’ex-étudiante en langues.

Des cours de français organisés par le ministère

Elle va suivre pendant six mois deux heures de cours de français par semaine, à partir du mois d’avril. « Souvent, pour ce type d’évènement, des étudiants de la faculté française d’Erevan sont réquisitionnés. Mais ça sera plus pratique pour nous d’avoir quelques notions de français. Les clients attendront moins. » Les cours, proposés en principe à l’équipe de l’hôtel, n’ont pas convaincu tout le monde. « Personne ici n’a voulu s’inscrire » reconnait la manager du Marriott, l’un des hôtels les plus haut-de-gamme de la capitale. « Nous, on n’était pas au courant » regrette Liana Arkamyan de l’Erebuni, à deux pas de la place République.

Tout n’est pas encore au point. Rares sont ceux qui connaissent déjà le nombre de chambres nécessaires pour l’occasion. »C’est trop tôt » répondent les responsables. « Nous n’avons aucune information pour le moment » avoue un réceptionniste de l’Hyatt Place, 4 étoiles. Les établissements hôteliers ont encore huit mois pour organiser l’hébergement des 3000 personnes attendues pour l’évènement.