La passion française de Maga Avdalyan

Présidente de l’Association des étudiants pour la francophonie, Maga Avdalyan ne jure que par la culture française. Et rêve de prendre des cours à la Sorbonne. Mais cette passion révèle une vision idéalisée de la France. Portrait.

La France, c’est le pays de mes rêves. Et mon but ultime, c’est d’étudier à la Sorbonne”. Lorsqu’elle parle de la France, Maga Avdalyan a les yeux qui brillent et un sourire éclatant aux lèvres. La jeune femme de 21 ans étudie la littérature et le français à la faculté de philologie de l’université d’Etat d’Erevan. Le français, Maga le maîtrise déjà excellemment, et s’exprime sans aucune difficulté. “Je suis toujours contente quand on me dit que je parle bien français, car c’est quand même une langue très difficile !” rit-elle.

La jeune femme a fini son cours du matin et déambule dans le bâtiment principal de l’université. Tout en marchant, elle parle de ce que lui tient le plus à coeur : l’Association des étudiants pour la francophonie, dont elle est la présidente. “Avec le sommet de la francophonie qui se tiendra dans la ville en octobre, nous sommes assez occupés en ce moment”.

Maga est chargée d’organiser des conférences, des spectacles et des cours de français pour débutants. Une charge de travail qui s’ajoute à ses études, mais qui ne la dérange pas “Je fais ça pour promouvoir la francophonie. J’adore le français et la culture française. Et c’est le pays de mes rêves”.

Maga Avdalyan apprécie particulièrement Gustave Flaubert. (Crédit : Asmaa Boussaha)

L’amour de Maga pour la France semble sans bornes. Mais il est surtout représentatif d’une vision idéaliste de l’Hexagone. Pour elle, la France est le pays où tout est possible. “Il y a du travail pour tout le monde et de vraies perspectives d’avenir pour les jeunes. En Arménie, c’est très compliqué. Et les Français sont super gentils, ils aident les étrangers et ils sont très accueillants”.

Lire à la Sorbonne, un « privilège »

Des propos qui feraient sourire n’importe quel Français, habitué à l’étiquette du touriste “râleur”. Et d’autant plus surprenants lorsque l’étudiante révèle qu’elle a séjourné en France pour une courte période, grâce au programme d’études Erasmus. “J’ai étudié à l’université Aix-Marseille. Malheureusement, mon rêve d’aller à la Sorbonne n’a pas pu se faire, car l’université d’Erevan a des contrats seulement avec Aix et Montpellier”.

Cette période en France n’a en rien altéré sa vision du pays. “Je n’ai pas eu un seul problème administratif ou autre. C’était génial, ça m’a fait aimer encore plus la France”. Maga montre fièrement sa photo de profil Facebook, prise au pied de la Tour Eiffel lors d’une journée dans la capitale. “J’espère tellement qu’un jour, je pourrais étudier à Paris. Lire un livre dans la bibliothèque de la Sorbonne, c’est un privilège”, affirme-t-elle, émue.

Asmaa Boussaha